Astronomie latine au haut Moyen-âge

Avec l’avènement du christianisme dans le monde romain au IVe siècle, nécessité se fait de concilier ce que raconte la Génèse sur la création du Monde, et les observations astronomiques.

Résumé

Ils observent avec grand soin les rétrogradations, les stations, les déclinaisons et le mouvement de tous les astres, de toutes les ressources de l’invention, une seule leur échappe ; c’est celle qui découvre Dieu, le créateur de l’Univers, le juste juge qui, à ceux qui ont vécu, applique la rémunération compensatrice. 

Les Pères de l’Eglise, comme on les appelle, Saint Basile, Saint Grégoire de Nysse, Saint Ambroise, Saint Jean Chrysotome, le bienheureux Théodoret ou Saint Augustin, s’expriment contre l’inutilité des recherches en astronomie et ne souhaitent que progresser dans la voie du salut.

Les auteurs de la deuxième moitié du Ve siècle, Martianus Capella et Macrobe reprennent les pensées de Saint-Augustin.

Isidore de Séville reprend la division de l’Univers en deux parties, comme l’avait fait Aristote en son temps.

Que ce soit chez Jean Philippon, Jean de Damas, Bède le Vénérable, la cosmographie platonicienne est toujours présente.

Guillaume de Conche propose que les résultats astronomiques puissent être étudiés indépendamment, ou presque, de la foi.



Références bibliographiques et webographiques

Duhem Pierre, Le système du monde, tome 1, 1913.

Les images sont issues de Wikipedia.
L’image en-avant a été générée par IA.

Références musicales

Intro et sortie :
Jordan Irvin Daly – Shanidar (Camaraderie Limited, 2009)

Virgules (interprétées par moi-même au piano) :
Arvo Pärt – Spiegel im Spiegel
Gonzales – Gogol


Une réponse à « Astronomie latine au haut Moyen-âge »

  1. Très intéressant (et utile pour réviser tout ceci), mais il ne faut pas oublier que la philosophie seconde chez Aristote est la science physique et que la cosmologie est un domaine commun à l’astrophysique et à la philosophie.

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