
Première étape d’un petit voyage entre mouvements et forces. Aristote s’est intéressé à tous les aspects de la philosophie – logique, métaphysique, morale – et ses vues sur la physique sont à proprement parler un exposé de philosophie de la nature. Enseignée pendant près de deux millénaires, sa conception de la nature, et donc de la physique, ne résistera pas à l’épreuve du temps.
Résumé
La physique aristotélicienne reste proche des intuitions quotidiennes et elle associe à tout mouvement un moteur : si tout effet a une cause, tout mouvement a en particulier un moteur.
Cependant, une pierre lancée qui n’est plus en contact avec la main poursuit son mouvement, comment l’expliquer ? Aristote invoque l’idée de l’impetus, sorte d’élan qui se poursuit par contact prolongé de la pierre avec l’air. Cette impulsion s’use progressivement et c’est pourquoi les projectiles finissent par s’arrêter.
Le mouvement chez Aristote est aussi une question d’interaction entre la matière et l’espace. Dans la conception du Cosmos d’Aristote, l’espace est un muni d’un centre (occupé par la Terre) et les mouvements locaux sont repérés par rapport à ce centre : ils sont de trois types, vers le centre, à partir du centre, ou autour du centre. A chaque substance est ainsi attribué un lieu naturel : la pierre et le lourd vont vers le centre, l’air, le feu et le léger vers le haut et les astres célestes sont sur des trajectoires circulaires. L’Univers est ainsi coupé en plusieurs parties.

Références bibliographiques et webographiques
Aristote, Physique, Paris, Les Belles Lettres, 1926
Lecourt D., Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences, 4ème ed. Quadrige, PUF, 2006.
Rousset 1A. & Six J., Des physiciens de A à Z, Aristote, ellipses poche, pp. 32-33
L’image en avant a été générée par l’intelligence artificielle.
Toutes les autres images sont issues de Wikipedia.
Référence musicale
Jordan Irvin Daly – Shanidar (Camaraderie Limited, 2009)

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