Pour démontrer qu’un rayonnement existe au-delà du violet, Johann Ritter (1776-1801) s’appuie sur une découverte du chimiste Carl Wilhelm Scheele (1742-1786) : le nitrate d’argent noircit à la lumière. Se peut-il que l’action soit davantage marquée dans le violet ?
Le poète allemand Johann Wolfgang von Goethe, adepte des sciences naturelles, oppose lumière et obscurité, couleurs chaudes et couleurs froides. Il développe même une théorie sur la formation des couleurs basée sur la polarité.
William Herschel, scientifique autodidacte, remarque qu’une sensation de chaleur différente se fait en fonction de la couleur du verre qu’il utilise. Cette situation déclenche chez lui le questionnement suivant : quel rapport cette chaleur entretient-elle avec la couleur ?
Au cours des années 1670 à 1672, Newton étudie la réfraction de la lumière et démontre qu’un prisme décompose la lumière blanche en un spectre de couleurs, et qu’un objectif avec un deuxième prisme recompose le spectre multicolore en lumière blanche.