1632, Le principe d’inertie de Galilée

La physique aristotélicienne, qui stipule qu’il ne peut y avoir de mouvement sans force, va être mise à mal par un certain Galilée. Retour sur ce bouleversement conceptuel dans l’histoire des sciences.

Résumé

Dans le Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, en 1632, après avoir consacré une première Journée à prouver que les cieux ne diffèrent pas du monde terrestre, et que donc la Terre peut être une planète comme les autres, Galilée répond longuement, en une deuxième Journée, au objections traditionnelles contre le mouvement de la Terre. Il pose en principe que :

le mouvement commun à plusieurs mobiles est sans effet et comme nul quant à la relation de ces mobiles entre eux, puisque entre eux rien ne change

Dans sa troisième journée des discours sur deux sciences nouvelles, il suppose que l’impulsion acquise se conserve et qu’un autre s’ajoute à chaque instant. En combinant ainsi le principe d’inertie avec la propriété fondamentale de la pesanteur (qui imprime une nouvelle impulsion à chaque instant), on obtient la proportionnalité entre vitesse acquise et temps écoulé, d’où Galilée tire la proportionnalité entre espace parcouru et le carré du temps.



Références bibliographiques et webographiques

Galilée G., Dialogue sur les deux grands systèmes du monde (trad. René Fréreux et François de Gandt), Paris, Seuil, coll. « Points Sciences », 2000 (1ère éd. 1632)

Galilée G., Discours concernant deux sciences nouvelles (trad. Maurice Clavelin), Paris, PUF, 1995 (1ère éd. 1638)

Lecourt D., Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences, 4ème ed. Quadrige, PUF, 2006.

Rousset A. & Six J., Des physiciens de A à Z, Galilée, ellipses poche, pp. 248-252.

L’image en avant a été générée par l’intelligence artificielle.
Toutes les autres images sont issues de Wikipedia.

Référence musicale

Jordan Irvin Daly – Shanidar (Camaraderie Limited, 2009)


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