Evolution de l’infini

Waterfall - Escher
Waterfall – Escher [1]
Il suffit de lever les yeux vers le ciel pendant une nuit noire (sans nuage et assez loin des villes de préférence) pour ressentir l’idée de l’infini. Comme son nom l’indique, l’infini est ce qui est sans fin. Si l’infini n’a pas de fin, peut-être y a-t-il un début à son histoire. L’infini est un concept qui taraude les esprits depuis l’Antiquité déjà. Omniprésent dans les sciences dans des questions telles que « l’Univers est-il infini? », il occupe une bonne place dans l’art avec Escher ou la littérature avec Jorge Luis Borges. Mais c’est dans les mathématiques que le concept a donné le plus de fil à retordre. Faisons connaissance avec l’histoire de cette notion dont le symbole a été conçu en 1655 par le mathématicien anglais John Wallis (1616-1703) s’inspirant du numéral romain 1000, écrit ⊕ ou comme un phi grec Φ, puis est devenu CIƆ, ↀ et finalement une sorte de huit allongé, ou un zéro étranglé.

Des hommes dans le ciel

La chute d'Icare []
La chute d’Icare par Pieter Brueghel l’Ancien. [1]
Qui n’a jamais imaginé un jour pouvoir voler ? C’est d’ailleurs un vieux rêve des Hommes depuis les ères les plus reculées comme en atteste la mythologie. Icare, aidé de ses ailes artificielles, s’était échappé du labyrinthe qu’avait construit son père Dédale pour le roi de Crète, Minos. Mais à trop s’approcher du soleil la cire finit par fondre et ses ailes se décollèrent pour le précipiter dans une noyade fatale (image). Mais voyons les efforts des hommes pour s’approprier les cieux avant les frères Montgolfier et leur célèbre ballon.

1884, Greenwich ou le temps anglais

Observatoire royal de Greenwich
Observatoire royal de Greenwich [1]
La référence du temps universel est prise à partir d’un point de la banlieue de Londres, Greenwich, et on lit souvent sur nos écrans GMT (Greenwich meridian time). Pourquoi le méridien qui sert d’origine pour repérer les heures sur le globe est celui passant par l’observatoire de Greenwich en Angleterre? C’est en 1884, lors d’un congrès à Washington réunissant des délégations de scientifiques du monde entier que s’est décidée l’affaire. Mais on va le voir, ce ne fut pas si simple et a cristallisé les vieux ennemis que sont la France et l’Angleterre. Poursuivre la lecture de « 1884, Greenwich ou le temps anglais »

1911, une planète disparaît!

Johann Palisa
Johann Palisa

Le 5 octobre 1911, l’astronome autrichien Johann Palisa [1], grand chasseur d’astéroïdes et de comètes, découvre un nouveau corps céleste que l’on s’empresse de considérer comme une nouvelle planète et Palisa la nomme « planète MT »[2].  Carl Frederik Pechüle, de l’observatoire de Copenhague, confirme la découverte mais l’arrivée de la Pleine Lune contraint les astronomes à cesser leurs observations du fait de la pollution lumineuse engendrée par la Lune. Lorsqu’ils repointent leurs instruments dans le ciel, la planète MT a disparu! On mobilise les plus grands instruments de la Terre de Johannesburg à Greenwich, en vain, la planète mystérieuse s’est volatilisée.

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