1861, Le premier article sur le changement climatique

203_co2-graph-021116On parle actuellement beaucoup de changement climatique, ou plutôt de réchauffement climatique. Un graphique proposé sur le site de la NASA[1], l’agence spatiale américaine, montre la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sur les 400 000 dernières années. Le graphique est assez éloquent, voire effrayant. Mais depuis quand parle-t-on de changement climatique ? Poursuivre la lecture de « 1861, Le premier article sur le changement climatique »

1818, Fresnel et la théorie ondulatoire de la lumière

tache de poisson
Tache de Poisson obtenue au lycée Camille Jullian, Bordeaux

Siméon Poisson, qui ne croit pas à la théorie ondulatoire de la lumière, croit pouvoir mettre le jeune Augustin Fresnel en défaut avec sa théorie ondulatoire. D’après cette théorie, on devrait avoir de la lumière derrière un objet opaque  interposé entre une source lumineuse ponctuelle et un écran, impossible pense Poisson! Et pourtant…

Podcast Poursuivre la lecture de « 1818, Fresnel et la théorie ondulatoire de la lumière »

1913, Moseley découvre les protons

moseleySi le nom de Rutherford, le découvreur du noyau de l’atome est largement répandu dans les livres de physique, celui de Moseley l’est beaucoup moins. Niels Bohr qui travaillait dans le même laboratoire que Rutherford à Manchester a bien connu Henry Moseley et il dira en 1962 :

« Le travail de Rutherford (sur le noyau de l’atome) n’était pas pris au sérieux en fait. On peut difficilement le comprendre aujourd’hui, mais vraiment, personne n’y prêtait attention du tout. On n’en parlait nulle part. Le grand changement, c’est Moseley qui l’a amené. »

Podcast Poursuivre la lecture de « 1913, Moseley découvre les protons »

1900, Max Planck sauve la physique avec une constante « h »

Max_Planck_1933
Max Planck en 1933

Nous sommes le 14 décembre 1900, le XIXème siècle s’achève dans quelques jours et devant la Société allemande de Physique, un professeur plutôt anonyme de 42 ans vient présenter son travail sur la quantification de l’interaction rayonnement-matière intitulé « A propos de la loi de distribution de l’énergie dans le spectre normal »[1]. L’article sera publié dans les premiers jours du nouveau siècle[2] mais personne ne prêtera vraiment attention aux résultats de Max Planck. Pourtant, c’est une véritable boîte de Pandore que vient d’ouvrir le physicien. Des vieux démons de la physique de plus deux mille ans vont s’affronter et redessiner notre monde, le fameux antagonisme entre le monde atomique discontinu de Démocrite et l’univers plein et continu (celui des ondes et des champs) cher à Anaxagore.

Retour sur cet épisode révolutionnaire de l’Histoire des sciences.

Podcast Poursuivre la lecture de « 1900, Max Planck sauve la physique avec une constante « h » »

1927, Einstein ne croit pas à l’expansion de l’Univers

lemaitre einstein
Lemaître et Einstein

Nous sommes en Belgique en 1927, année où va se tenir une conférence réunissant les plus grands physiciens de la planète et où vont être exposées les bases de la mécanique quantique : la Conférence Solvay. On va principalement y discuter de l’infiniment petit mais une autre histoire, qui concerne l’infiniment grand, est en train de s’écrire, une histoire qu’un jeune étudiant en thèse a écrit  deux ans plus tôt : Georges Lemaître. Ce jeune physicien vient rencontrer Einstein à la Conférence Solvay pour lui présenter son travail, et ce dernier lui répond :

« Vos calculs sont corrects, mais du point de vue physique, ils me paraissent tout à fait abominables ! ».

Podcast Poursuivre la lecture de « 1927, Einstein ne croit pas à l’expansion de l’Univers »

1533, Copernic applaudit par… le pape à Rome?

Copernic
Copernic par Jan Matejko : Conversation avec Dieu.

Nous sommes à Rome en 1533, dans les jardins du Vatican. Quelqu’un vient de faire un exposé sur l’idée copernicienne du mouvement de la Terre. Nous sommes dix ans avant la publication du « De revolutionibus », ouvrage scientifique majeur de Nicolas Copernic qui y exposera sa thèse de l’héliocentrisme.

L’auditoire est composé de l’évêque de Viterbe Giovanni Pietro, des cardinaux Francesco Orsini et Giovanni Salviati, du médecin physicien Matthias Curtius, et… du souverain pontife Clément VII ! L’exposé est apprécié puisque notre orateur reçoit, en don du pape, un manuscrit grec. Mais qui est devant le pape venu soutenir l’idée que la Terre est en mouvement autour d’un Soleil fixe ? Pour le découvrir il nous faudra identifier les relations entre Copernic et Rome.

Podcast Poursuivre la lecture de « 1533, Copernic applaudit par… le pape à Rome? »

1869, Borodine au sommet (5/5)

1.1.Borodine en 1865
Alexandre Borodine

L’année 1869 est une année riche pour Borodine : le soir du 4 janvier 1869, on joue la première symphonie de Borodine et il se met à écrire un opéra : le Prince Igor. Coté chimie, il publie son article sur la bromodécarboxylation[1] et surtout s’engage une controverse avec Kékulé sur la primeur de la découverte d’une réaction chimique aujourd’hui essentielle : l’aldolisation. Dans ce dernier volet, arrêtons-nous sur l’année 1869, sommet de la carrière de Borodine.

 

Poursuivre la lecture de « 1869, Borodine au sommet (5/5) »

Alexandre Borodine, l’oeuvre scientifique (4/5)

1.2.Borodin_by_Repin
Alexandre Borodine

Alexandre, Porphyrievitch Borodine (1833-1887) faisait partie de la fine fleur des chimistes russes mais son nom est aujourd’hui moins connu que celui de Mendeleïev, reconnu pour son tableau périodique, ou encore Markovnikov dont les règles sont connues des étudiants en chimie organique. Qui était donc Borodine ?

Après avoir balayé sa biographie, ses rencontres artistiques mais aussi son environnement scientifique, je vous propose dans ce quatrième volet de préciser l’oeuvre scientifique d’Alexandre Borodine. Cet article fait appel à des notions de chimie organique qui dépasse un peu le cadre d’un cours de lycée…

Poursuivre la lecture de « Alexandre Borodine, l’oeuvre scientifique (4/5) »

Alexandre Borodine, l’éducation scientifique (3/5)

3.1.académie des sciences
Académie des Sciences de Saint Pétersbourg

Saint Pétersbourg n’est pas encore une capitale mondiale de la chimie quand, en 1850, Alexandre, Porphyrievitch Borodine (1833-1887) commence ses études à l’Académie de médecine et de chirurgie de Saint-Pétersbourg. Il va se révéler être un brillant chimiste et sa réputation va dépasser les frontières.

En 1869, le chimiste et compositeur Alexandre Borodine est pris dans une controverse scientifique internationale et il arrête la composition musicale de son unique opéra pour rétablir la vérité scientifique.

Mais qui sont les scientifiques qui vont l’influencer ? Quelle est l’atmosphère scientifique de Saint Pétersbourg dans les années 1860? C’est ce que je vous propose de découvrir dans ce troisième volet de la série.

Poursuivre la lecture de « Alexandre Borodine, l’éducation scientifique (3/5) »

Alexandre Borodine, le musicien (2/5)

2.1.Alexander_Borodin
Alexandre Borodine

Alexandre Borodine, chimiste ou compositeur? En 1869, il est pris dans une controverse scientifique internationale qui le fait arrêter la composition musicale de son unique opéra, Prince Igor, pour rétablir la vérité scientifique. Dans ce deuxième volet, arrêtons-nous sur l’atmosphère culturelle de Borodine et celle de Saint Petersbourg dans les années 1860…

Poursuivre la lecture de « Alexandre Borodine, le musicien (2/5) »