Episode I : 1915, Le mystère Sirius B

Titre 1

Dans une galaxie pas très lointaine, puisqu’il s’agit de la nôtre, les étoiles doubles, comme celles qui éclairent la planète Tatooine dans Star Wars, sont nombreuses. Sirius A et B, situé dans la constellation du Grand Chien dans la bordure extérieure, est l’un de ces systèmes. C’est cette étoile binaire, et non l’Étoile de la Mort, qui va révolutionner notre compréhension de la mort des étoiles.

Nous avons dans un précédent article parlé des étoiles noires, prologue de cette nouvelle trilogie dans laquelle nous allons faire la connaissance de l’Empereur Eddington et du jeune padawan Chandrasekhar. Mais avant d’évoquer leur épique combat de sabre laser dans un prochain article, découvrons aujourd’hui le phénomène qui fut à la source de leur conflit : les naines blanches. Poursuivre la lecture de « Episode I : 1915, Le mystère Sirius B »

1619, Kepler et la musique des planètes

keplerKepler, grand défenseur des thèses coperniciennes, est connu pour avoir identifié que les orbites des planètes étaient elliptiques et non circulaires. Mais en 1619, il réalise une synthèse étonnante entre astronomie et musique… Il propose une géométrisation du monde à partir des propriétés des solides platoniciens et qui sous-tend une harmonie musicale et cosmique. Son travail va influencer certains compositeurs…

Une petite histoire à lire et écouter… Poursuivre la lecture de « 1619, Kepler et la musique des planètes »

La mort des étoiles (Prologue) : 1783 à 1916, Des étoiles noires aux trous noirs

trou noir1916 sur le front russe, Karl Schwarzschild, un astrophysicien allemand, prend le temps de décortiquer l’équation d’Einstein publiée quelques semaines plus tôt. Il en déduit l’existence d’un astre tout à fait nouveau : le trou noir. Nouveau? Pas vraiment,  puisqu’il avait déjà été imaginé en Angleterre en 1783… Retour sur l’histoire de ces astres fascinants. Poursuivre la lecture de « La mort des étoiles (Prologue) : 1783 à 1916, Des étoiles noires aux trous noirs »

1927, Einstein ne croit pas à l’expansion de l’Univers

lemaitre einstein
Lemaître et Einstein

Nous sommes en Belgique en 1927, année où va se tenir une conférence réunissant les plus grands physiciens de la planète et où vont être exposées les bases de la mécanique quantique : la Conférence Solvay. On va principalement y discuter de l’infiniment petit mais une autre histoire, qui concerne l’infiniment grand, est en train de s’écrire, une histoire qu’un jeune étudiant en thèse a écrit  deux ans plus tôt : Georges Lemaître. Ce jeune physicien vient rencontrer Einstein à la Conférence Solvay pour lui présenter son travail, et ce dernier lui répond :

« Vos calculs sont corrects, mais du point de vue physique, ils me paraissent tout à fait abominables ! ».

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1533, Copernic applaudit par… le pape à Rome?

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Copernic par Jan Matejko : Conversation avec Dieu.

Nous sommes à Rome en 1533, dans les jardins du Vatican. Quelqu’un vient de faire un exposé sur l’idée copernicienne du mouvement de la Terre. Nous sommes dix ans avant la publication du « De revolutionibus », ouvrage scientifique majeur de Nicolas Copernic qui y exposera sa thèse de l’héliocentrisme.

L’auditoire est composé de l’évêque de Viterbe Giovanni Pietro, des cardinaux Francesco Orsini et Giovanni Salviati, du médecin physicien Matthias Curtius, et… du souverain pontife Clément VII ! L’exposé est apprécié puisque notre orateur reçoit, en don du pape, un manuscrit grec. Mais qui est devant le pape venu soutenir l’idée que la Terre est en mouvement autour d’un Soleil fixe ? Pour le découvrir il nous faudra identifier les relations entre Copernic et Rome.

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1610, Galilée cache ses découvertes dans des anagrammes

Galilee, vers 1600
Galilée, vers 1600

Les relations entre sciences et art sont nombreuses et variées. L’art littéraire est probablement celui qui est le plus subtil car il ne se révèle pas au premier abord. Les mouvements rhétoriques ont participé à des tournants essentiels dans l’évolution de l’histoire des idées scientifiques. Pour l’heure c’est sur un petit jeu littéraire que je vous invite, sur les traces des anagrammes de Galilée. Poursuivre la lecture de « 1610, Galilée cache ses découvertes dans des anagrammes »

1910, une hystérie mondiale à propos d’une comète

Comète de Halley en 1910 [A]
Comète de Halley en 1910 [A]
Les comètes sont observées depuis la nuit des temps. Toutes les civilisations ont relaté le passage de ces astres particuliers. Un individu qui a une vie normale en voit quelques-unes dans son existence. Sans entrer dans le détail des plus spectaculaires que l’Humanité a rencontré, certaines comètes ont été vues comme des événements favorables pendant que d’autres étaient interprétées comme annonciatrices de catastrophes. Il y a un peu plus de 100 ans, les médias ont orchestré une hystérie mondiale… Poursuivre la lecture de « 1910, une hystérie mondiale à propos d’une comète »

Les constellations du zodiaque

A quoi reconnaît-on un journal sérieux?

Mosaïque du ve siècle de la synagogue de Beth Alpha représentant les signes du zodiaque. [A]
Mosaïque du Ve siècle de la synagogue de Beth Alpha représentant les signes du zodiaque. [A]
Voilà la question que me posa un partiel d’examen d’astronomie après un semestre d’études acharnées. La réponse attendue était : il n’y a pas d’horoscope. Les signes du zodiaque sont entourés de mythes plus ou moins anciens et constituent une véritable source de revenus pour des astrologues peu scrupuleux (qui ne sont pas au courant de phénomènes physiques comme la précession des équinoxes ou le fait que Pluton ne soit plus catalogué comme une planète). Des tentatives d’explications rationnelles des noms des signes du zodiaque furent avancées à travers les siècles et méritent une petite note.
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1600, To Be or not To Be, sciences et fesses royales!

William Shakespeare [A]
William Shakespeare [A]
That is the question. Un physicien moderne vous dirait qu’on peut être et ne pas être (une onde et un corpuscule en vous parlant d’une particule) ou qu’on ne peut pas savoir à mieux que quelque chose près en vous parlant du principe d’indétermination. Mais il semblerait que derrière ce célèbre passage d’Hamlet de Shakespeare se cache une histoire des sciences qui occupe le plus grand astronome danois de l’époque : Tycho Brahé. Alors, T(ych)o B(rah)e or not T(ych)o B(rah)e?
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1611, Une tache dans l’oeuvre de Galilée?

Taches solaires par John Worcester - 1128
Taches solaires par John Worcester – 1128 [1]
Tous les 11 ans, le Soleil entre dans une phase d’activité plus intense et on voit apparaître des taches à sa surface. Pour observer le soleil, on utilise aujourd’hui des filtres mais aussi des lunettes pour bien étudier ce phénomène. Mais avant même l’arrivée des télescopes au début du XVIIe, des témoignages de ces observations dans le monde existent. En Europe, il a fallu attendre le XVIIe pour les observer et si on parle souvent de Galilée, force est de constater qu’il ne fût pas le premier comme le prouve cette mystérieuse représentation datant de 1128 et découverte récemment! Poursuivre la lecture de « 1611, Une tache dans l’oeuvre de Galilée? »